Pour un flirt avec la crise

Pour un flirt avec la crise
Elle est plus forte que toi la crise !

Usée, laminée la populace se hisse
On est lourd de cernes mais la foule se glisse
Dans un couloir de métro
Les yeux rivés sur l'aiguille à regarder
passer le temps
Qui se faufile comme une anguille
Et ne cesse
De te mettre dans le vent ...

Tu finiras cul et chemise
Dans ton flirt avec la crise !

Abattu et crevé, le dos courbé par ton horaire
Tu ne sais plus quoi faire pour te distraire
Grincement du métro le train est à l'approche
C'est le mouvement de foule
Qui te noie comme la houle
Tu cours sans y penser le temps t'est compté
Chaque minute de gagner est comme un chèque
Bien encaissé !

Tu finiras par lâcher prise
Dans ton flirt avec la crise !

Envolé d'un courant d'air
Ecrasé la gueule par terre
On est toujours à bout de souffle
A bout de nerfs
Dans sa multinationale blindée mondialisée
L'homme actif de nos tendres années
C'est le technocrate de son métier
Qui a écrasé ses millions de partenaires
Qui a écrasé nos vendeurs de réverbères
Qui fait du gringue à sa secrétaire
Et qui se retient pendant la prière ...
Qui pratiquera son art de la maîtrise
Comment profiter de la crise
Comment profiter des petites entreprises
Dans son flirt avec la crise
Elle est plus forte que toi la crise ...

Tryo,
Mamagubida,
Pour un flirt avec la crise.

# Posté le mardi 17 janvier 2006 05:40

Citations de Bush

"Dick Cheney et moi sommes contre la récession.
No
us voulons que tous ceux qui peuvent trouver du travail puissent trouver du travail."
6
0 minutes, 5 décembre 2000.

"Il faut garder de bonnes relations avec les Gréciens"
Austin, 5 mars 2000.

"
Les Kosoviens peuvent rentrer chez eux."
C
NN, 9 avril 1999.

"J
e veillerai à respecter le pouvoir exécutif,
no
n seulement pour moi-même mais aussi pour mes pdécesseurs."
W
ashington, 29 Janvier 2001

"Qua
nd je parle de moi, et quand il parle de moi, nous parlons tous les deux de moi."
Hardball, 31 mai 2000.

"Nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour mettre fin a la solution."
4
Octobre 2001.

"
Il y a une grande confiance autoure de moi.
Je le sens chaque jour quand les gens que je rencontre me disent
<<Ne
nous laissez pas tomber une fois de plus!>>"
Boston, 3 Octobre 2000.

"L
a famille, c'est là où notre nation forge ses espoirs, là où tous nos corps prennent rêves."
La Cr
oss, 18 Octobre 2000.

"J'ai
dit qu'un régime autoritaire était comme le gruyère:
je
voulais dire que ni l'un ni l'autre ne sont très efficaces."
Was
hington, 22 Février 2001

"
Notre nation doit s'unifier pour seunir."
Tam
pa, 4 Juillet 2001.

"Les gens s'attendent à ce que nous échouions.
Notre
mission est de dépasser leurs attentes."

"J'ai
une politique étrangère axée sur l'étranger."
Redwood, 27 Septembre 2000.

"De plus
en plus, nos importations viennent de l'étranger."
IRPR
's morning edition, 27 Septembre 2000.

[Source: http:amuse-bush.skyblog.com]

# Posté le jeudi 19 janvier 2006 06:53

Modifié le mardi 26 juin 2007 02:41

I am the end

I am the end
France--- Je marche à tâtons dans l'obscurité permanente. Je tends les bras jusqu'à toucher la commode et un tiroir en particulier qui m'intéresse. Je l'ouvre lentement, cela fait longtemps qu'il n'avait pas été ouvert, il est un peu bloqué. Mes mains fouillent l'intérieur du tiroir. Sous mes doigts, je sens du vieux papier, quelques stylos, un livre. Je cherche encore, puis je le sens enfin. Le magnétophone de ma mère. Quand j'étais plus petite, je jouais souvent avec, j'aimais entendre ma voix et je connaissais l'emplacement des boutons par c½ur. J'appuie sur lecture et j'entends la voix de ma mère. C'est un message qu'elle m'avait laissé un peu avant sa disparition. Sa voix est douce, mais si triste... Quand le message s'arrête, je commence l'enregistrement. « Bonjour, je m'appelle Sofia et j'ai 10 ans. Je dicte ces dernières pensées dans le magnétophone. Mes parents sont morts, il y a quelques temps déjà. Mon père attaqué par des pillards, son corps emporté dans leur voiture. Ma mère et moi, on se débrouillait pour survivre ensemble, jusqu'à sa disparition soudaine, il y a un ou deux jours, je ne sais pas exactement quel jour nous sommes, le temps semblant ne plus exister, et je suis devenue incapable de vous dire si on est le jour ou la nuit. Le monde que vous avez connu n'est plus, il a cessé d'exister de même que l'espoir chez les hommes. Mon père dans sa jeunesse n'avait cessé de parler de ce qui allait se passer, de ce prochain avenir qui serait tout sauf réjouissant, il mettait les gens en garde, mais il n'était pas écouté. Cela n'intéressait personne, il n'était ni riche, ni puissant. Je dédie ce message aux... survivants... Si jamais la situation s'améliore un jour. Je vais vous parler de ce qui s'est passé depuis ma naissance, tel que l'on me l'a raconté. La surpopulation a entraîné des pénuries dans le monde, des famines, des guerres. Avec le manque de nourriture, les gens ont perdu la raison. Les animaux ont depuis bien longtemps disparu suite aux déboisements, et aux nouveaux virus, du moins les vrais animaux. Pour pallier à leur disparition, les scientifiques ont créé des clones, censé être des copies conformes de l'original, principalement des animaux de fermes, donc tous comestibles, des porcs, des poulets, des bovins, et puis des chiens et des chats pour les plus fortunés. Mais ce n'était déjà plus pareil. On ne les domestiquait plus, ils ne se tenaient plus qu'à leur rôle d'aliment. Mon animal de compagnie, un chat nommé Felina m'avait été enlevé. Ma mère m'avait dit qu'il était mort, écrasé par un véhicule, mais je sais en réalité qu'il a été capturé pour être mangé. Je les ais déjà vu faire, déjà vu manger un animal, que j'avais juste caressé avant. J'étais triste, mais je ne leur en voulais pas, je savais qu'ils faisaient ça pour survivre. Ma mère et moi vivions seules, dans une petite maison. Mais... La solution n'était pas aussi simple. Les animaux clonés avaient fini par développer une maladie qui les avait tués et les avait rendus incomestibles. Certains avaient essayé de les manger, mais le virus avait muté et il se transmettait à l'homme. Beaucoup avaient péri. Il avait été ensuite procédé à l'abattage massif des animaux clonés restants. » Je pleure, l'air environnant me provoque des quintes de toux. Je reprends l'enregistrement. « L'eau était devenue moins potable depuis que les gens avaient fui les stations d'épuration de l'eau, n'étant plus payé pour s'en occuper et trop occupés avec leur famille à essayer de survivre. En ce qui concerne l'eau... L'eau de pluie ne nous suffisait plus, les vapeurs des usines l'avaient rendue toxique et à chaque pluie, cette eau brûlait les plantes et les arbres, sans compter les inondations. Pour survivre, il ne restait dès lors que les plantes. Pour lutter contre l'abattage massif des animaux qui révoltait ma mère et pour nous nourrir, nous étions devenues végétariennes. Mais... Ce n'était pas non plus la solution que nous attendions... Le problème ici ne venait pas de la pluie cette fois. Mais de ce que l'on appelait autrefois les OGM. Et qui de nos jours était devenu banal, car nous nous y étions habitués. La culture de ces « organismes génétiquement modifiés » qui se révélaient être contraire à la nature car créés par les seuls scientifiques. Au lieu d'être contrôlés dans un espace clos par les scientifiques, ces OGM se sont répandus dans les autres cultures, les contaminant les unes après les autres. Ces OGM ont été commercialisés ensuite, sans avoir été contrôlé par des analyses et ils se sont révélés dangereux pour l'homme. Et il s'est révélé que ceux-ci provoquaient une modification des organes. L'homme s'est donc affaibli, il résistait beaucoup moins aux simples maladies. Mais contrairement à l'homme, certains organismes vivants se sont adaptés et ont survécu, les insectes... Qui eux se sont révélés de plus en plus résistants et comme nous ils cherchaient à survivre, à se nourrir. Leur subsistance ne tenait qu'à nous, nous étions leur dernière réserve de nourriture. » Un bourdonnement se fait entendre au dehors. J'arrête le magnétophone et je pars me cacher. Je marche rapidement et je heurte la table, je me faufile en dessous. Me reviennent alors en mémoire les prières que disait ma mère avant que je m'endorme. Dans ma tête, je cite l'une d'elle, attendant que le nuage de criquets s'en aille. Mais je les entends de plus en plus, le nuage se rapproche. La porte de la maison s'ouvre en claquant. Et les criquets traversent la porte, je n'entends que le bruit, mais c'est assourdissant. Ils heurtent la table violemment. Je me recroqueville sur moi-même et je crie. Je crie le plus fort possible essayant de couvrir le bruit qui m'entoure. Certains criquets me touchent et me font des coupures sur la peau. La peur me fait lâcher le magnétophone qui glisse jusqu'à un coin de la pièce. Puis le nuage repart. Je ne peux pas continuer l'enregistrement. Je marche doucement, descend des marches et me retrouve au dehors. Tout est de nouveau silencieux. Il n'y a plus une seule voix humaine à l'extérieur depuis bien longtemps. Puis mes pieds heurtent quelque chose. Je le prends dans mes mains. C'est quelque chose de dur, je le caresse sous mes doigts, et je sens cet objet qui s'effrite. J'ignore ce que c'est, alors je le repose. Et la dernière pensée de ma mère me revient à l'esprit « Le destin t'a rendue aveugle. Tu ne peux donc pas voir toutes les horreurs de ce monde condamné..."

Article génial pris sur: http://kyriandevalorn.skyblog.com/
Il écrit des textes maginifique, et il mérite d'être connu...

# Posté le samedi 21 janvier 2006 06:20

La danseuse en robe blanche

La danseuse en robe blanche
Toute petite déjà, elle rêvait de ça, de danse, de mouvements gracieux, de costumes brillants sous la lumière. Depuis toute petite, elle s'entraîne, sans habits de lumière, sans famille, et sans mère, mais avec un père. Un père possessif, évoluant dans la misère, la mort de sa femme ayant gâché ses rêves, le chômage ayant entraîné encore plus de difficultés pour lui et sa fille. Mais malgré cela, elle danse, toute petite, dans sa robe blanche, le visage rougit, les larmes aux yeux. Ses bras évoluent dans l'air, sa robe se soulève avec chacun de ses gestes. Dans sa chambre toute petite, elle chante, entre son lit et un meuble quasiment vide, sans jouets, avec peu d'habits. Regardant la boite à musique posée sur ce meuble, elle imite la danseuse de ballerine, dernier souvenir de sa mère disparue. Tout habillé de blanc, elle danse, imitant la ballerine. Un sourire se lit sur son visage. Faisant des mouvements amples, elle heurte le lit. Son sourire s'efface, la porte de sa chambre s'ouvre, son père entre. Une bouteille de whisky a la main, un verre dans l'autre main. Dans cette scène, pas de mots échangés. Le père pose le verre et boit encore une gorgée à la bouteille de ce liquide brûlant. Il fixe sa fille qui s'est arrêté de danser. Elle Sait ce qui va se passer, ca dure depuis longtemps, depuis la mort de sa mère. Puis Il rentre dans la chambre et Il ferme la porte.
Le temps passe...
Pas d'anniversaire, les jours heureux ne se sont pas succédés, tout a continué, la peur, les pleurs, la souffrance, la perte de sa jeunesse, de son innocence. Et puis elle a grandit, devenant plus grande, mais aussi plus fragile. De son enfance blessée, elle n'en a gardé que la souffrance, et toujours cette peur. Malgré cela, elle a toujours gardé son désir de danser. Et elle danse. Elle danse pour des personnes, plus pour elle seule. Elle danse pour des hommes. Dans un bar. Un bar miteux perdu entre deux ruelles sombres. Mais elle danse, sous les sifflements et les rires, sous la vapeur d'alcool qui imprègne ce bar. Mais elle danse, sans regarder la foule, et les types saouls qui la regardent. Elle danse en évitant les débris de verre éparpillés sur la piste de danse. Elle fouille dans sa mémoire et se remémore ce qu'elle a connu, ce qu'elle à vécue. Tous ces types qui la séduisaient entre deux verres d'alcool, quelquefois elle se laissait tenter par l'un d'eux. Dans l'espoir d'un avenir meilleur. Et puis elle comprenait pourquoi ils traînaient dans ce bar. C'était des incompris, des asociaux, des alcooliques ou bien des hommes divorcés. Le plus souvent, elle était sortie avec des alcooliques, quelque chose la poussait vers eux en premier, peut-être un dur souvenir d'enfance. Et bien souvent le paradis ne se trouvait pas parmi eux, ils étaient violents, tout dés½uvrés. Et chaque soir avant d'aller danser, elle se maquillait, pour que ses joues rougies ne se voient pas, et puis elle recommençait...
Le temps passe...
Toujours un autre homme et pourtant ils se ressemblaient tous. Et elle en souffrait, jusqu'à ce que l'un d'eux l'initie à un moyen d'apaiser sa souffrance. De la poudre blanche. Elle l'avait pris sans même savoir ce que c'était. On lui avait promis que ça apaiserait sa souffrance. Et chaque soir, elle en prenait. Sa souffrance diminuait, elle n'y pensait même plus. Pour elle, ce n'était que des paillettes, que de la poudre d'étoile qui l'aidait à mieux vivre. Mais cela n'effaçait pas les bleues sur tout son corps. Et elle danse, se rappelant les mouvements de la ballerine de sa boite à musique. Faisant les mêmes mouvements sur la scène, les mêmes qui ont rythmé son enfance. Et comme la ballerine, elle lève les mains en l'air, rempli d'une grâce certaine. Un peu de moment de bonheur dans sa vie. Mais en dansant, elle glisse sur du verre, et chute. Elle bascule sur la scène et se blesse. Elle examine ses jambes, sous les rires et les applaudissements de la foule. Ses blessures l'empêcherait de danser pendant plusieurs soirs. Un rapide regard sur le barman au fond de la salle. A travers la fumée de sa cigarette, elle aperçut son visage et comprit. Elle ne pouvait plus danser comme elle l'avait fait ici, chaque soir. Et elle était de plus en plus marqué et le maquillage ne suffisait plus, c'était ce qu'attendait le patron du bar pour décider de la virer. Pour elle, s'aurait dû être la meilleure nouvelle de sa vie. Mais elle avait besoin d'argent. Les paillettes coûtaient de plus en plus cher et elle devait en prendre une dose beaucoup plus grande chaque jour. Pour oublier. Elle décidait de rentrer chez elle sans se soigner. Chez elle où l'attendait un homme violent et possessif. Où l'attendait les coups et la misère. Elle arriva dans l'immeuble où elle vivait, qui était tout aussi délabré que son ancien lieu de travail. Elle marqua une pause devant sa porte, et tendit l'oreille. La télé était allumée. Il était là, Il l'attendait. Il n'accepterait pas qu'elle ait perdu son emploi. Elle tourna la clef dans la serrure, la porte s'ouvrit sans bruit. La lueur de la télé éclairait d'une lueur irréelle l'homme avec qui elle vivait, cet homme toujours affalé dans son fauteuil avec de l'alcool toujours à sa portée. Elle traversa la pièce en silence, Il ne l'a même pas entendu arrivé. Elle se dirige vers le balcon, hume le parfum de la nuit, regarde les lumières de la ville. Elle fait un point sur sa vie, sur son enfance sans sa mère, sur son adolescence tout aussi difficile, et puis sur sa vie de maintenant, sur son ancien travail. Des échecs. Rien que des échecs a répétition. Elle décide de ne plus continuer comme ça. Que tous est trop dur, maintenant que les paillettes se sont épuisées, et que la souffrance devient trop forte. Elle enjambe la rambarde du balcon, malgré ses jambes douloureuses. Elle se trouve debout, le vide en dessous d'elle. Retrouvant ses esprits en même temps que le vertige la gagne, elle réfléchit, puis elle maudit son père qui lui a fait subir tous ses malheurs. Et enfin dans une ultime pensée, elle prononça ses paroles : « J'arrive, Maman ! » Et elle se laissa tomber dans le vide. Elle venait tout juste d'avoir vingt ans...

[Article pris sur http://kyri

# Posté le lundi 23 janvier 2006 05:48

Inspiration

Inspiration
Inspiration
Fumée rare et invisible
Sorte d'évaporation
D'un cerveau paisible

Nuage de pensées
De sentiments ,d'émotions
Vapeur de réalité
De fatalité,d'impressions

[article pris sur http://celie05.skyblog.com/]

# Posté le mercredi 25 janvier 2006 09:54

Modifié le mardi 26 juin 2007 01:37